A vélo à Vitré

(septembre 2024)



- Une politique favorable au vélo est une politique qui contribue à une meilleure qualité de vie citadine.

Le vélo est un mode de transport bon marché qui, en centre-ville, roule aussi vite qu’une voiture. Et gros avantage, se stationner est plus facile. C’est une activité physique excellente pour la santé qui limite les risques cardio-vasculaires et de surcharge pondérale.

C’est un mode de déplacement écologique et citoyen qui favorise la renaissance des centres-villes à un usage de l’espace public plus favorable aux interactions sociales.

Au-delà de son efficacité en milieu urbain en tant que mode de transport, le vélo participe à apaiser la circulation, à préserver l’espace public, à réduire les émissions de gaz à effet de serre.

La loi LAURE du 30 décembre 1996 stipule qu' « à l’occasion des réalisations ou des rénovations des voies urbaines, doivent être mis au point des itinéraires cyclables pourvus d’aménagements sous forme de pistes, marquages au sol ou couloirs indépendants. » Certaines villes se limitent à des marquages à la peinture de bandes cyclables peu efficaces, d'autres par le volontarisme de leurs élus, consacrent des financements pour la promotion des mobilités actives et particulièrement pour encourager l'utilisation de la bicyclette par leurs administrés

En aménageant des voies cyclables suffisamment larges, sans obstacles, continues, permettant un cheminement simple, lisible et rapide, les Villes garantissent la sécurité et le sentiment de sécurité des cyclistes et donc la pratique de ce moyen de déplacement actif par tous.

Qu'en est-il aujourd'hui à Vitré ? Nous avons effectué un état des lieux durant l'été 2024 en parcourant la ville. Nous avons classé les aménagements cycles par spécificité afin d'évaluer leur efficacité et nous avons aussi noté les manques.


- Maillage, la qualité globale du réseau cyclable et la sécurité

A Vitré, des aménagements récents, comme les voies cyclables bidirectionnelles, sont positifs. La limitation de la vitesse à 30km/h permet aussi d'améliorer la sécurité des cyclistes.

Globalement, le réseau cyclable s’est densifié. Pour autant, certains tronçons manquent encore (bd St Martin, route de Balazé, rue de Redon...). L’aménagement du Bd de Châteaubriant nous paraît prioritaire. Lors de l’enquête du Baromètre vélo de 2021, les usagers soulignaient déjà ce manque.

Il y a donc encore du travail pour effacer les discontinuités du réseau cyclable de Vitré.

Conformément aux recommandations du CEREMA, nous demandons un aménagement cyclable séparé de la circulation :

- en zone 30 : s’il y a plus de 4000 véhicules / jours

- en zone 50 : s’il y a plus de 6000 véhicules / jours

La qualité des aménagements cyclables s’améliore aussi (route des eaux, de Beauvais, Bd Louis Giroux, etc.). Pour autant, dans les zones 30 à fort trafic motorisé, un aménagement cyclable séparé est nécessaire. C’est ce qu’il faudrait sur la Promenade St Yves, Bd St Martin, Bd des Jacobins, rue de la Liberté, rue du 70ème RI...

Ce maillage intra-urbain devra à terme aussi être connecté au réseau cyclable hors agglomération (c’est déjà le cas vers Gérard à Montreuil ss Pérouse et bientôt Erbrée, mais pas encore vers Pocé ni Balazé).

Concernant la sécurité, les usagers soulignent la dangerosité des ronds-points sur la rocade : rond-point de la Baratière, de la Guerche, d’Argentré.

Dans l'hyper centre, les double-sens cyclables en zones de rencontre sont impraticables du fait de l'étroitesse des certaines voies et parce que le stationnement y est maintenu. Les caniveaux pavés sont un handicap supplémentaire.


- Aménagement cyclable et foncier disponible

La création d’aménagements cyclables soulève la question de l’espace disponible sur l’espace public et plus particulièrement dans le centre de Vitré. Il a parfois été aisé de créer des voies bidirectionnelles de 3m, car la voirie était très large (Route des eaux, Rue de Combourg, Bd Waldeck Rousseau, Bd Louis Giroux, rue de Combourg). Dans d’autres cas, quand le trottoir est suffisamment large, la voie cyclable y est tracée (Bd des Rochers, rue de Fougères, rue de Rennes).

Nous relevons qu’il a été possible de mettre une rue en sens unique (rue du Collège), afin de sécuriser les piétons et cyclistes. Nous suggérons de reproduire cet exemple ailleurs (rue du 70ème RI, Bd St Martin rue Bertrand d’Argentré, etc.).

De la même manière, nous relevons que du stationnement a été enlevé pour créer une bande cyclable sur le Bd Pierre Landais. Là aussi, nous croyons que cette initiative peut être reproduite ailleurs (Rue de la Liberté, rue Garangeot, Bd St Martin, Bd des Jacobins, etc.).

Si les aménagements récents illustrent la volonte de donner une place plus importante à l'usage du vélo à Vitré, nous regrettons cette réticence à vouloir diminuer l'usage de la voiture en ville. Importance du trafic en traversée de la ville, un hypercentre avec une zone de rencontre théorique, où les automobilistes continuent d'occuper l'espace, tant au détriment des cyclistes que des piétons, maintien du nombre de places de stationnement dans des rues où il est impossible concrètement de cumuler du stationnement, une voie de circulation pour les voitures, des trottoirs et un double-sens cyclable.






1- Les voies cyclables bidirectionnelles

2- Les bandes cyclables

3- Les pictogrammes au milieu de la chaussée

4- Les double-sens cyclables en centre ville

5- Les bandes cyclables sur les trottoirs

6- Les ronds-points

7- Le bd de Laval

8- La rue d'Ernée

9- Les appuis vélos et les abris vélos





1- Les voies cyclables bidirectionnelles

La nature du séparateur entre la voie cyclable et la chaussée est essentielle pour apporter une sécurité idéale et empêcher les voitures de le chevaucher.

Alors que ces voies réservées aux cyclistes sur l'Avenue Le Gonidec de Traissan, la rue de Beauvais, la rue de Combourg, le bd Waldeck-Rousseau étaient séparées par des potelets garantissant une grande sécurité, nous découvrons en octobre (2024), que les potelets sont enlevés et remplacés par des "séparateurs de voies horizontaux". Ceux-ci n'offrent pas du tout le même service parce qu'ils permettent aux voitures de les chevaucher et de rouler sur l'espace réservé aux cyclistes. Nous le regrettons, surtout lorsqu'on lit dans le journal municipal que cette modification permet "un confort incontestable pour les automobilistes.

--> Journal municipal novembre 2024

Ces séparateurs sont de plus dangereux pour les cyclistes



 

Ces séparateurs ne sont pas infranchisssables. Un croisement plus serré ? Plutôt que de ralentir, certains mordent sur la voie cyclable.


Ces voies (bandes) cyclables sont suffisamment larges (3m) pour le croisement de deux vélos.

Il est cependant délicat d'y entrer lorsqu'elles se trouvent à gauche de la voie que le cycliste souhaite emprunter. De même pour la quitter, la liaison avec le réseau suivant n'est pas sécurisée, c'est le problème des ruptures dans la continuité des circuits.

Sur la route des eaux, c'est une étroite bande avec des plantations paillées avec des copeaux (broyage) qui se dispersent souvent sur le bitume et peuvent gêner le cycliste.

Vitré-Tuvalu invite la mairie de Vitré à étendre le réseau de voies bidirectionnelles (Bd de Châteaubriant, Bd des Rochers, Bd des Jacobins, etc.).


Rue du Pré Clos, rue de la Cotinière, Bd Waldeck Rousseau

Il y a une certaine continuité qui est intéressante dans ce secteur. De Debussy jusqu'au centre ville, lien avec la rocade, avec le Bd de Laval.

Une difficulté au carrefour rue du Pré Clos / bd Waldeck Rousseau. Venant de la rue du Pré Clos, poursuivre rue de la Cotinière ou prendre à droite ou à gauche le Bd Waldeck Rousseau oblige à traverser la voie, or il n'y a pas de cheminement marqué au sol. En zone 30, la priorité étant à droite, les automobilistes peuvent être surpris par un cycliste qui débouche à cet endroit.



Pas simple de traverser ce carrefour pour regagner la voie cyclable


Rue de la Cotinière

La voie qui se divise par un terre-plein et des arbres ne permet pas de prolonger la voie cyclable jusqu'à la rocade. Les cyclistes sont donc obligés de quitter la gauche pour rejoindre la bande cyclable à droite et donc de traverser la voie, ce qui peut être dangereux.



Rue de la Cotinière, il faut maintenant se rabattre à droite en suivant les flèches


Bd Waldeck Rousseau

Pas de difficultés importantes. Liaison avec le rond-point du Champ de foire d'un coté et avec celui du Bd de Laval de l'autre. (pour l'utilisation des petits ronds points de la ville, voir plus loin)


 


Rue de Beauvais

Artère de Vitré de plus en plus utilisée par les habitants des nouveaux quartiers (et bientôt les nouveaux immeubles à la place de l'usine MMO). La voie cyclable bidirectionnelle est donc la bienvenue, elle permet de se rendre en centre ville, en descendant par exemple le long du parking sud-gare.

La liaison avec la rue du Collège se fait avec un petit rond point. Une flèche au sol permet au cycliste de ne pas oublier de faire le tour dans le sens obligatoire sans couper pour emprunter la rue Ste Croix.

Par contre l'entrée sur cette voie cyclable (comme c'est le cas aussi rue de la Cotinière), oblige le cycliste à traverser la chaussée tout en étant attentif aux voitures qui le suivent et en laissant la priorité aux voitures qui sont face à lui.


 

Rue de Beauvais. Ne pas oublier de respecter le sens du giratoire   ////   La même difficulté que rue de la Cotinière pour entrer sur la voie cyclable


Route des eaux

Elle lie le bd d'Helmstedt au bd de Laval. Cette piste cyclable est bien séparée de la chaussée (la seule avec cette sécurité à Vitré !) par un parterre qui a cependant l'inconvénient de disperser le paillage sur la chaussée.


 

Des séparateurs végétaux. Bonne idée mais le paillage se disperse


L'avenue Le Gonidec de Traissan

En venant de la Maison de quartier, rue du Mail, le cycliste doit faire le tour du giratoire pour rejoindre la voie cyclable située à gauche du Bd Le Gonidec de Traissan, ce qui n'est pas la trajectoire la plus spontanée.


Clairement, ce n'est pas le plus simple


Sortie sur le Bd Louis Giroux.

Le cycliste est prioritaire sur les véhicules venant de la gauche sur le Bd Louis Giroux (flèche verte) mais s'il tourne à droite (flèche rouge), il y a le danger venant des véhicules qui débouchent eux-aussi du Bd Le Gonidec de Traissan. (flèche blanche)


En tournant à droite attention aux véhicules qui sont prioritaires ?


La rue de Combourg

A la sortie de la voie bidirectionnelle qui monte la rue de Combourg, un marquage clair permet de traverser à coté du passage piétons pour regagner la gauche et traverser le rond-point de la rocade. À noter qu'on est ici sur le trajet de la Régalante (liaison cycles Nantes / le Mont St Michel)

Dans l'autre sens par contre, les cyclistes ont ce marquage en biais peu sécurisé, le même que rue de la Cotinière, rue de Beauvais...


 

Bien   ////   Moins bien


--> Lire CEREMA : "8 recommandations pour réussir votre piste cyclable"





2 - Les bandes cyclables

De simples pointillés à la peinture pour marquer l'espace strictement réservé aux cyclistes le long des chaussées à plusieurs voies. Conformément aux recommandations du CEREMA, elle doit être de 2 m de largeur minimum.

Les cyclistes sont moins en sécurité que sur une piste cyclable et bien souvent, hélas, les autres véhicules mordent sur cet espace, voire y stationnent.

Elles sont extrêment piégeuses lorsqu'elles se situent du coté du stationnement, comme Bd Pierre Landais, par exemple. Les automobilistes à l'arrêt oubliant de regarder avant de descendre de leur véhicule.


 

Bd Pierre Landais, sans doute éviter de rouler sur la bande cyclable ou risquer de se prendre une porte




3 - Les pictogrammes sur la chaussée

Sur beaucoup d'autres rues sans bande cyclable, un pictogramme est peint régulièrement afin d'inciter le cycliste à occuper la chaussée, l'automobiliste doit alors patienter derrière sauf à doubler en ne respectant pas la distance de sécurité nécessaire.

La difficulté tient à la différence de vitesse entre la voiture et le vélo, notamment musculaire (non VAE). L'exemple vécu par beaucoup dans la montée depuis la rue des Augustins jusqu'à la gare puis au delà, rue du 70ème RI ou Bd St Martin. A une vitesse inférieure à 10km/h, l'automobiliste ne patientera pas longtemps et tentera un dépassement, même en croisant un autre véhicule. Même souci rue d'Ernée (voir plus bas) et bd des Jacobins en montant vers le Bd de Laval. Sur cette portion du Bd des Jacobins, il existe un trafic voitures élevé qui nécessiterait un aménagement cycles spécifique.

Dans ces rues où il faut une nécessaire cohabitation entre automobilistes et cyclistes, pour préserver la sécurité de ces derniers, il est essentiel selon nous de travailler maintenant soit à la réduction du volume du trafic des voitures, soit à un nouveau plan de circulation (mettre des voies en sens unique) soit à des aménagements spécifiques pour les vélos.


Bd de Châteaubriant. Un réaménagement prioritaire.




4 - Les double-sens cyclables en centre ville

Le centre ville est en zone 20, dite « zones de rencontre ». Les piétons sont prioritaires sur les cyclistes qui sont prioritaires sur les automobilistes. Toutes les chaussées sont à double sens pour les cyclistes, sauf dispositions différentes prises par l'autorité investie du pouvoir de police.

Toutes ces rues en double-sens cyclables font peur aux cyclistes néophytes. Il faut dire que certains automobilistes ne veulent pas serrer sur leur droite et ne laissent pas suffisamment d'espace pour le passage du vélo.

 

Les rues Garengeot, Duguesclin, sont en double sens cyclables, signalées par un panneau et un pictogramme sur la chaussée. Problème : il est impossible de les emprunter à vélo sans devoir monter sur le trottoir si on croise une voiture.

Le choix de conserver des places de stationnement ne permet pas véritablement de partager l'espace trop étroit.


 

Comment faire ? Rouler sur le trottoir


La rue Notre Dame et la rue de Paris. La largeur est réduite mais ça passe, sauf que les caniveaux sont pavés et le bourelet formé par le bitume peut entrainer des chutes. Nous suggérons d’enlever les pavés des caniveaux. Rue Notre Dame, nous proposons de supprimer les quelques places de stationnement à l'endroit le plus étroit.


 

Et en plus il y a les caniveaux pavés !


Le bd des Jacobins. Même difficulté dans la partie où les stationnements sont des deux cotés, l'espace laissé au cycliste est insuffisant, avec deux dangers en plus : la présence du caniveau et les voitures en stationnement en épis, les automobilistes qui sortent de ce stationnement sont sans visibilité en marche arrière.







5 - Les voies cyclables sur les trottoirs

Présents rue de Fougères, route de Rennes (hôpital) et Bd des Rochers (tronçon au sud du bd d'Helmstedt).

Elles ne sont pas bidirectionnelles. Elles sont présentes des deux cotés de la voie Bd des Rochers mais d'un seul coté rue de Fougères.

Sur le trottoir, la voie cycles se trouve toujours coté chaussée à gauche, laissant le coté droit aux piétons.

Séparée de la chaussée par la bordure du trottoir, elle préserve la sécurité du cycliste notamment à des endroits où la vitesse est autorisée à 50km/h.

La difficulté tient à la cohabitation avec l'espace piétons. Cet espace pîétons est de fait réduit en largeur et les piétons qui marchent côte à côte ou en groupe, empiètent très souvent sur la bande cyclable. C'est au cycliste de faire attention et de réduire sa vitesse.

Cette bande cyclable doit être libérée des poubelles et bien entendu des voitures, ce qui n'est pas toujours le cas près des entrées de garage. Il faut aussi être attentif aux sorties de véhicules des garages.

Les portions d’aménagements sur trottoirs sont à revoir quand il y a un excès de « trottoirs bateaux » (très présents sur la portion sud du Bd des Rochers).

Toutes ces raisons obligent à la prudence et à rouler doucement sur ces bandes cyclables sur trottoirs.


 


--> Lire 60 millions de piétons : "Une piste cyclable n'avait rien à faire sur un trottoir"




6 - Les ronds-points (carrefours à sens giratoire)

C'est une difficulté majeure pour les cyclistes et notamment aux débutants de la pratique du vélo en ville. A juste titre car ce sont des endroits accidentogènes.

Il y a deux types de giratoires : ceux situés plutôt en centre ville ou dans les quartiers résidentiels qui présentent une seule voie de circulation et ceux qui présentent plusieurs voies, situés en périphérie.

Pour les premiers, il est aujourd'hui conseillé au cycliste d'occuper le centre de la voie même s'il existe une bande cyclable tracée (souvent avec un revêtement différent) à la périphérie. En effet, si le cycliste doit faire le tour du giratoire il risque fort que sa route soit coupée par une voiture, bien qu'il soit prioritaire, au risque de la collision d'autant que l'automobiliste n'est pas naturellement attentif puisqu'il regarde d'abord sur sa gauche.

Pour les giratoires à plusieurs voies, il est déconseillé de s'y aventurer. A Vitré, il faut emprunter les voies dédiées aux cycles situées autour du giratoire. La contrainte est alors de marquer le stop à chaque traversé de la chaussée. Paradoxalement, les piétons sont prioritaires sur le passage piétons mais il y a un stop pour les cyclistes. (av d'Helmstedt...)


Si vous allez tout droit, vous pouvez emprunter la bande cyclable, mais si vous tournez à gauche, il est préférable, pour votre sécurité, d'occuper le centre de la chaussée. (la bande cyclable n'est pas obligatoire)



Sortie de giratoire (av. d'Helmstedt). Si le piéton est prioritaire pour traverser, il n'en est pas de même pour le cycliste.


--> Lire CEREMA : Quel positionnement des cyclistes dans les giratoires ?




7 - Le Bd de Laval

A partir du centre ville vers la Grande Haie (le cinéma ...).

- Dans la partie zone 30, s'il y a une bande cyclable sur le coté nord elle n'existe pas en quittant le centre ville. Le 30km/h n'est pas toujours respecté, loin de là. Il manque donc une bande cyclable sur ce coté sud du boulevard, quitte à supprimer du stationnement.

- Ensuite en zone 50km/h, bandes cyclables des deux cotés, mais avec un passage très délicat au carrefour de l'avenue d'Helmstedt, l'espace cycles est occupé par le « tourne à droite » et la sortie sur le bd de Laval.

Au niveau du garage Renault, un panneau invite (non obligatoire) les cyclistes à emprunter une allée mixte piétons/cycles assez étroite, peu roulante. Mais ne pas utiliser cette possibilité expose le cycliste au danger de la circulation, à cet endroit, il y a de nombreux camions et la vitesse est à 50km/h.

En face, c'est n'importe quoi, un reste de trottoir ? On ne sait pas.


 

Zone 30, une bande cyclable sans stationnement   ///   la sortie du Bd d'Helmstedt : place du vélo ?


 

Une voie étroite en terre commune avec les piétons. Usage facultatif mais plus sécurisant.


 

Au retour vers le centre ville, c'est mieux que rien mais ce n'est pas à la hauteur.




7 - La rue d'Ernée

En 2019 et 2020, plusieurs tranches de travaux pour l'assainissement ont permis une requalification de cette entrée de ville. La loi Laure oblige, lorsqu'il y a une rénovation de voies urbaines, à aménager un itinéraire cyclable. Ici, ce ne fut pas réellement effectué parce que, une fois encore, la priorité fut donnée au stationnement des voitures. Les réunions de quartier ont d'ailleurs fait remonter aux élus cette préoccupation des riverains pour disposer de ces espaces de stationnement.

C'est pourquoi la vitesse de cette rue a été limitée à 30km/h (pas d'obligation de voie cyclable dans ce cas) et un itinéraire permet aux cyclistes d'éviter la montée de la rue d'Ernée, en empruntant un passage qui rejoint la rue de Cohigné. Ce chemin encaissé a même été bitumé.

Cette situation n'est pas satisfaisante :

- La montée de de chemin puis la rue de Cohigné présentent une pente élevée, qui en l'absence de VAE, dissuade le cycliste urbain moyen. De plus c'est une allée étroite empruntée aussi par les piétons.

- Emprunter la rue d'Ernée en montant reste possible, cependant du fait de la pente, la vitesse du cycliste est faible et bloque tous les automobilistes, très nombreux aux heures de pointe, Certains tentant des dépassements en serrant le vélo. C'est pourquoi il est fréquent de voir les cyclistes rouler sur le trottoir.


Pas de bande cyclable


 

itinéraire bis pour éviter la montée de la rue d'Ernée




8 - Les appuis vélos

Dans le centre ville, ils sont nombreux, adaptés, mais parfois occupés par des deux roues moteurs.



Il y a deux intrus près de la poste



Nous rencontrons par contre des difficultés à l'entrée des grandes surfaces commerciales. Qui dit grandes surfaces commerciales dit grands parkings bitumés mais hélas vélos oubliés.

Un bon point pour Leclerc avec cette barre tout le long du mur des entrées qui permet de fixer l'antivol au cadre.

Mais mauvais point pour Intermarché qui se contente d'un ratelier de 4 places (impossible d'y placer 4 vélos avec sacoches) qui ne permettent pas de fixer l'antivol au cadre du vélo, ne stabilisent pas les vélos, et qui de plus peuvent voiler les roues. A proscrire !

Hyper U : pas mieux, davantage de places mais toujours ces rateliers qui ne font pas l'affaire.


 

 

Intermarché, nul !




Un exemple à suivre : le nouveau cinéma. Appuis vélos sous abri, l'idéal.


Lire CEREMA : "Le stationnement vélo. Recommandations du Cerema




Liens utiles

- La fédération française des usagers de la bicyclette

- Le CEREMA

- Le baromètre des villes cyclables